Aumônerie lycée : parler de sa foi au lycée sans faire de prosélytisme (séance de 30 minutes)
Lycée · Temps ordinaire
Objectif
En trente minutes, donner aux lycéens une méthode simple pour parler de leur foi quand on les interroge, sans se cacher et sans faire pression sur personne. Faire la différence entre témoigner et faire du prosélytisme.
Repères
- Témoigner, c'est dire ce que l'on vit et ce en quoi l'on croit, quand l'occasion se présente, en respectant la liberté de l'autre.
- Faire du prosélytisme, au sens où on l'entend aujourd'hui, c'est chercher à convertir par la pression, l'insistance ou la manipulation. L'Église elle-même le refuse : « L'Église ne fait pas de prosélytisme. Elle se développe plutôt par attraction », disait Benoît XVI à Aparecida, au Brésil, en 2007. Le pape François a repris l'idée dans La joie de l'Évangile (n° 14).
- Au lycée, la Charte de la laïcité protège les élèves de toute pression. Répondre à un ami qui pose des questions n'en est pas une.
Texte biblique
1 Pierre 3, 15-16 — Soyez prêts à « rendre raison de l'espérance qui est en vous », mais faites-le « avec douceur et respect ». (AELF.)
Matériel
- 3 cartes de situations (voir ci-dessous)
- La méthode en quatre points, écrite au tableau ou sur une petite carte à emporter
Déroulé
Accroche — 5 min
Question directe : « Un copain te demande : "Tu crois vraiment à ces trucs ?" Tu réponds quoi ? » Recueillir trois ou quatre réponses spontanées. Puis : « Qui a déjà évité la question ou changé de sujet ? » Souvent, presque tout le monde.
Repères et Parole — 7 min
Lire 1 P 3, 15-16. Deux mots-clés : être prêt (on peut se préparer à répondre) et douceur et respect (il ne s'agit pas de gagner un débat, mais de rendre compte de ce qui nous fait vivre). Présenter la différence entre témoigner et faire du prosélytisme, puis la méthode en quatre points :
- Écouter la vraie question derrière la question.
- Parler en « je » : « pour moi », « ce qui me fait tenir », plutôt que « il faut » ou « tu devrais ».
- Accepter de ne pas tout savoir : « Je ne sais pas, mais je peux me renseigner » est une réponse honnête.
- Inviter sans insister : proposer de venir voir, puis laisser libre.
Mises en situation — 13 min
En binômes, l'un pose la question, l'autre répond en appliquant la méthode ; puis on échange les rôles :
- « C'est quoi, ton aumônerie ? Vous faites quoi, là-bas ? »
- « Pourquoi tu vas à la messe le dimanche ? Ça sert à quoi ? »
- « Tu y crois vraiment, à la résurrection ? »
Retour rapide en grand groupe : qu'est-ce qui était facile ? difficile ?
Envoi — 5 min
Chacun formule pour lui une phrase vraie qu'il pourrait dire sur sa foi, en dix mots maximum. Prière : « Seigneur, donne-moi les mots quand on m'interroge, la douceur quand on se moque, et la liberté de laisser l'autre libre. » Signe de croix.